Évangile, méditation et prière de la semaine
"Évangéliser, c'est porter la Bonne Nouvelle dans tous les milieux de l'humanité et, par son impact, transformer du dedans, rendre neuve l'humanité elle-même."
Saint Paul VI

JE CROIS EN DIEU
Je crois en l’homme créateur de l’homme.
Je crois en la trinité humaine, Père, Mère et enfant.
Je crois en la virginité de la paternité et de la maternité authentique.
Je crois en la virginité de l’amour.
Je crois en la communion de la lumière où les personnes s’engendrent
et se reconnaissent réciproquement.
Je crois à la valeur infinie du corps humain et à son éternité.
Je crois que Dieu est la Vie et le secret du corps comme il se révèle en lui.
Je crois que Dieu se fait corps autant qu’il se fait homme.
Je crois que le corps ne devient lui-même qu’en déployant sa dimension mystique qui le personnifie et qui échappe à toute possession,
Je crois que l’amour est un sacrement qu’il faut recevoir à genoux.
Dieu est donc bien le dieu des corps, comme nos corps sont appelés à devenir le corps de Dieu pour donner les larmes à sa douleur et plus encore nous rendre sensible :
le sourire de son amour.
Abbé Maurice Zundel
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La quatrième étape se déroule à Jérusalem, à la porte du Temple ( Jean 9,1-41). Un aveugle-né y est là pour mendier. Nouvelle indigence. Nouvelle vulnérabilité. Nouvelle rencontre avec le Christ.
Jésus ne se présente plus comme l’Époux qui offre l’eau vive de son amour, mais il se présente comme « la lumière du monde », qui peut guérir tout aveugle de sa cécité.
Ep 5, 8-14
08 Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière –
09 or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité –
10 et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur.
11 Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt.
12 Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler.
13 Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière,
14 et tout ce qui devient manifeste est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.
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Le 15 mars 2026 - 4ème Dimanche de Carême, de Lætare - Année A
« « Il ya une chose que je sais : j’étais aveugle et maintenant je vois »
Jean 9,1-41
Les Pharisiens, les parents, l’aveugle : trois réactions différentes au miracle que Jésus accomplit, trois attitudes différentes devant Jésus, lumière du monde.
Jean 9, 1-41 Croire ou refuser de voir ?
Jésus cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé »
L’aveugle n’a rien demandé. La vie avait fait de lui un mendiant dès sa naissance, considéré comme pécheur depuis toujours, sans contact personnel avec les autres, livré aux ténèbres. Il gisait là, sur les marches, privé de dignité humaine, juste bon à servir d’alibi pour les aumônes des gens de bien. Il faisait partie du paysage, on était habitué à le voir. Jésus, lui, s’arrête, il le considère, il le touche, il le sauve de ses ténèbres. L’aveugle n’a rien fait pour cela, il s’est juste laissé approcher par ce Jésus si contesté des pharisiens, et pourtant si bon. Il s’est laissé faire.
Dans sa simplicité, ce geste de Jésus rappelle le geste créateur de Dieu qui, par la poussière du sol, l’eau et la Parole, a créé l’homme. L’acte de foi de l’aveugle qui va se laver à la piscine, quant à lui, rappelle le passage sauveur à travers l’eau, le passage de la mer Rouge. Pour cet homme, c’est effectivement une vie nouvelle qui commence, une vie dans la lumière. C’est un jour de Salut. Il va devenir signe de Salut. Mais il devient du même coup, comme Jésus, signe de contradiction, de façon incompréhensible. On l’accuse d’avoir été sauvé…
Le geste, en effet, aurait pu passer plus ou moins inaperçu, comme un miracle de Jésus parmi d’autres. Mais il n’en fut rien. L’aveugle était connu. Depuis des années, à chaque prière au Temple, on le croisait. Et voici que ce Sabbat, ce jour saint, tous le voient se promener librement, voyant, sans doute émerveillé de la vie, peut-être un peu perdu, étourdi par cette situation inconnue. Comment ne pas s’étonner que cet homme, réputé « pécheur depuis sa naissance », se retrouve ainsi voyant, libre ? Il dit à qui veut l’entendre ce qui s’est passé, il raconte la scène si simple, le geste de miséricorde. Tout cela se passe un jour de Sabbat, et la tranquillité de la pratique religieuse en est troublée. Les pharisiens s’en offusquent. Ils se ferment au signe. Ils s’aveuglent.
Nous sommes tous nés aveugles. Tous les hommes sont pécheurs. Le jour de notre baptême, nous avons été guéris par le Christ, illuminés, absolument gratuitement. Nous pouvons le voir, le reconnaître, croire, et entrer en relation avec lui. Mais comme les pharisiens, nous pouvons aussi nous refermer sur notre tranquillité religieuse, ne pas nous laisser déranger, et ne pas entrer en relation. La contradiction est dans notre cœur.
Abbaye N.D. de Maylis
Psaume 22 "Le Seigneur est mon berger"
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