Évangile, méditation et prière de la semaine
"Évangéliser, c'est porter la Bonne Nouvelle dans tous les milieux de l'humanité et, par son impact, transformer du dedans, rendre neuve l'humanité elle-même."
Saint Paul VI

JE CROIS EN DIEU
Je crois en l’homme créateur de l’homme.
Je crois en la trinité humaine, Père, Mère et enfant.
Je crois en la virginité de la paternité et de la maternité authentique.
Je crois en la virginité de l’amour.
Je crois en la communion de la lumière où les personnes s’engendrent
et se reconnaissent réciproquement.
Je crois à la valeur infinie du corps humain et à son éternité.
Je crois que Dieu est la Vie et le secret du corps comme il se révèle en lui.
Je crois que Dieu se fait corps autant qu’il se fait homme.
Je crois que le corps ne devient lui-même qu’en déployant sa dimension mystique qui le personnifie et qui échappe à toute possession,
Je crois que l’amour est un sacrement qu’il faut recevoir à genoux.
Dieu est donc bien le dieu des corps, comme nos corps sont appelés à devenir le corps de Dieu pour donner les larmes à sa douleur et plus encore nous rendre sensible :
le sourire de son amour.
Abbé Maurice Zundel
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Le pape François a institué cette journée dédié à la Parole de Dieu dans sa lettre apostolique sous forme de motu proprio ‘’Aperuit illis ‘’ du 30 septembre 2019.
Ces deux mots latins sont issus de la citation de l'Évangile de Luc : « Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures » (Luc 24, 25).
Cette évangile fait écho à l'apparition du Christ à ses apôtres, qui leur fait découvrir que les Écritures annonçaient sa venue, sa Passion et sa Résurrection, et « que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations ». Aux apôtres d'en être les témoins, avec l'aide de l'Esprit. Cet envoi fait alors leur joie.
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Le 25 janvier 2026 - 3ème dimanche du Temps Ordinaire - Année A
« Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »
Matthieu 4, 12-23
12 Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée.
13 Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
14 C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe :
15 Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations !
16 Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.
17 À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
18 Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs.
19 Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »
20 Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
21 De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela.
22 Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.
23 Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.
Acclamons la Parole de Dieu
Matthieu 4,12-23 (commentaire)
Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
C’était en Galilée. En périphérie de la Terre Promise, déjà presque en pays païen, c’est là, dans un carrefour, que tout a commencé. Un pays d’ombre, pas toujours bien fréquenté, et sans doute aussi un pays d’anonymat, comme le sont les lieux de passage. Tout le monde allait son chemin. Tout le monde faisait ses affaires. On parlait un peu de tout, on entendait beaucoup de mots et de langues, mais il est probable que l’on écoutait peu. Chacun était à son commerce, à son réseau de relations, à sa carrière ou à sa famille. Tout comme nous aujourd’hui. Peut-être couraient-ils juste un peu moins vite, ou un peu moins loin, mais à peine.
Ne pensons pas que ce monde était essentiellement différent du nôtre. L’homme est le même hier et aujourd’hui. Les révolutions successives, jusqu’à la révolution numérique, ne changent guère les dynamiques profondes du cœur humain. On courre en tous sens, sans bien penser à ce que l’on fait ni où l’on va. Bien souvent on tourne le dos aux autres, on s’éloigne, peut-être est-on pris dans une fuite en avant sans trop savoir où l’on va ni pourquoi. Ou alors on suit le mouvement, on suit la foule, sans choisir la destination.
C’est dans ce monde, c’est dans notre monde, que Jésus appelle à se retourner, à se convertir, à changer sa manière de voir la vie. Cri de réveil. Jean-Baptiste est arrêté et va vers la mort, au nom de l’amour de la vérité et de la vérité de l’amour. Tant de prophètes aujourd’hui sont ainsi muselés pour avoir parlé autrement que la foule, à contre-sens des instincts désordonnés. Ils précèdent le Christ, peut-être sans le savoir. Ils annoncent la lumière. Et Dieu vient pour que puisse jaillir cette Vie.
Dieu est venu parmi nous. Jésus a parlé en public, il a annoncé à tous ce qu’il avait à dire. Mais il n’a pas cherché à convertir tout le monde. Il en a choisi certains plus particulièrement pour qu’ils poursuivent sa mission. Dieu vient encore parmi nous si nous voulons bien lui prêter nos cœurs et nos corps. Dieu parle à qui désire autre chose. Certains laissent tout. D’autres continuent leur vie. Jésus a lancé un mouvement, il a mis en mouvement. Les premiers disciples ont changé la direction de leur vie, ils ont marché vers autre chose, vers plus de vie. Serai-je de ceux-là ?
Abbaye de Maylis
Rends-nous la joie d'être sauvés
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