Évangile, méditation et prière de la semaine
"Évangéliser, c'est porter la Bonne Nouvelle dans tous les milieux de l'humanité et, par son impact, transformer du dedans, rendre neuve l'humanité elle-même."
Saint Paul VI

JE CROIS EN DIEU
Je crois en l’homme créateur de l’homme.
Je crois en la trinité humaine, Père, Mère et enfant.
Je crois en la virginité de la paternité et de la maternité authentique.
Je crois en la virginité de l’amour.
Je crois en la communion de la lumière où les personnes s’engendrent
et se reconnaissent réciproquement.
Je crois à la valeur infinie du corps humain et à son éternité.
Je crois que Dieu est la Vie et le secret du corps comme il se révèle en lui.
Je crois que Dieu se fait corps autant qu’il se fait homme.
Je crois que le corps ne devient lui-même qu’en déployant sa dimension mystique qui le personnifie et qui échappe à toute possession,
Je crois que l’amour est un sacrement qu’il faut recevoir à genoux.
Dieu est donc bien le dieu des corps, comme nos corps sont appelés à devenir le corps de Dieu pour donner les larmes à sa douleur et plus encore nous rendre sensible :
le sourire de son amour.
Abbé Maurice Zundel
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Le 15 août 2026 - Assomption de la Vierge Marie
« Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. »
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Le 16 août 2026 - 20ème dimanche du Temps Ordinaire - Année A
« Femme, grande est ta foi »
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Comment se fait-il que nous puissions chanter et prier chaque jour ce Magnificat de Marie, sans nous lasser ?
Personnellement, je réalise que toutes mes rencontres vécues avec le Seigneur sont des Visitations. Cela ne dépend pas de moi, mais c’est un fruit de la Présence du Seigneur en moi et en l’autre que je rencontre.
Le Christ nous entraîne tous dans la vie éternelle ( 1 Co 15, 20-27a)
Frères, le Christ est ressuscité d'entre les morts, pour être parmi les morts le premier ressuscité. Car, la mort étant venue par un homme, c'est par un homme aussi que vient la résurrection.
En effet, c'est en Adam que meurent tous les hommes ; c'est dans le Christ que tous revivront, mais chacun à son rang : en premier, le Christ ; et ensuite, ceux qui seront au Christ lorsqu'il reviendra.
Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra son pouvoir royal à Dieu le Père, après avoir détruit toutes les puissances du mal. C'est lui en effet qui doit régner jusqu'au jour où il aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qu'il détruira, c'est la mort, car il a tout mis sous ses pieds.
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Le 15 août 2026 - Assomption de la Vierge Marie
« Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. »
Lc 1, 39-56
39 En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
40 Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
41 Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,
42 et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
43 D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
44 Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
45 Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
46 Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur,
47 exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
48 Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.
49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! >>>
50 Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
51 Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
52 Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
53 Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
54 Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
55 de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »
56 Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.
- Acclamons la Parole de Dieu
Lc 1, 39-56 Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
L’Assomption de la Vierge Marie tourne nos yeux vers le Ciel, vers l’horizon de notre espérance, vers l’achèvement de notre salut. Grâce à son obéissance, la Vierge Marie entre avec son corps dans le Paradis dont Adam et Eve ont été chassés à cause de leur désobéissance. Marie s’est laissée séduire par son Dieu et lui a accordé sa foi, alors qu’Eve s’était laissée séduire par le serpent et lui avait été infidèle. Bénie entre toutes les femmes, elle a su accueillir en ses entrailles le nouvel Adam, auteur de notre délivrance.
Le Fils de Dieu fait chair l’entraîne en retour avec lui auprès du Père, dans la gloire, prémisse de tous les enfants d’Eve. À l’instar de la première femme, Marie devient mère pour tous les vivants, car il lui a été donné la grâce d’être mère du Vivant, du Christ vainqueur de la mort. La vie éternelle et la résurrection de la chair lui sont offertes en premier, réponse à sa foi, réalisation de son espérance, glorification de son amour.
C’est l’Église, en elle, qui paraît devant le Père, aux côtés de son Fils. En notre nom à tous, Marie, humble servante du Seigneur, se remet tout entière entre les mains de Celui qui a été séduit par son humilité. Le Saint élève plus haut que les Cieux celle qui s’est abaissée pour s’offrir âme et corps à l’accomplissement de la promesse faite à ses pères, en faveur d’Abraham et de sa race. Qu’il soit donné à tout chrétien, à tout homme, de reconnaître le signe de cette maternité et de communier à sa gloire.
Abbaye N.D. de Maylis
Tu es bénie, ô Marie
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Dans l’évangile de Matthieu, Jésus appelle les Douze et les envoie en mission avec les instructions suivantes :
« Ne prenez pas le chemin des païens et n’entrez pas dans une ville de Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. » (11, 5-6).
Etrangement, il semble dire que l’annonce du Royaume ne s’adresse qu’au monde juif, et pas même aux Samaritains, les plus proches de la Judée, et il ajoute :
« En vérité, je vous le déclare, vous n’achèverez pas le tour des villes d’Israël avant que vienne le Fils de l’homme » (11, 23).
Pourtant, au chapitre 15, on le voit « partir de là et se retirer dans la région de Tyr et de Sidon », c’est-à-dire au nord de la Galilée, dans ce pays des païens que Matthieu a évoqué dès le début de son évangile.
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Le 16 août 2026 - 20ème dimanche du Temps Ordinaire - Année A
« Femme, grande est ta foi »
Mt 15, 21-28
21 Partant de là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.
22 Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
23 Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »
24 Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »
25 Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! »
26 Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »
27 Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
28 Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.
- Acclamons la Parole de Dieu
Matthieu 15, 21-28 : la femme qui convertit Jésus (commentaire)
À quoi nous servirait d'écouter cet évangile au ton provocateur s'il n'avait aucun impact dans nos vies ? Que comprendre de cet épisode de Jésus et de la femme cananéenne ? En image d'aujourd'hui, que comprendre de Jésus confronté à une femme musulmane et voilée et qui ne lâche pas prise ?
Avouons d'abord que l'attitude de Jésus de recevoir cette femme en détresse avec une série de douches froides détonne. Il ne répondit rien. Je n'ai été envoyé qu'aux brebis d'Israël. Il n'est pas bon de prendre du pain des enfants pour le donner à des petits chiens. Mais nous arrêter seulement au ton provocateur de Jésus ne serait pas d'une grande utilité pour notre vie spirituelle. Le message pour nous n'est pas là.
Avouons aussi que la réponse de cette femme étrangère, identifiée comme païenne, étonne autant que l'attitude de Jésus. Elle garde son sang froid, n'en démord pas et inflige à Jésus une riposte «pas très catholique», pas très respectueuse, voire impertinente. Elle n'avait rien à perdre.
Observons que sa réponse est révélatrice de sa grande foi en Jésus, aie pitié de moi, même si on ignore comment elle a pu connaître que Jésus était fils de David ; révélatrice de sa conscience de sa petitesse, de sa modestie... j'accepte de faire partie des petits chiens et de me contenter de miettes ; révélatrice aussi de sa persévérance à tout faire, elle nous poursuit de ses cris, au nom de son amour de mère pour se voir soulager de la maladie de sa fille.
Ces trois attitudes, sa foi plus grande que celle de son peuple, sa modestie jusqu'à se voir petit chien, sa persévérance, bref son C.V., ont été comme des caresses, dirait le pape François, qui ont ému Jésus. Ta foi est grande, que tout se passe comme tu veux. C'est la même réponse que Jésus avait donné à sa mère à Cana.
Question : En quoi ce passage peut-il nourrir notre vie spirituelle ? La première chose à saisir, c'est que nous aussi pouvons comme Jésus, être étonnés, bouleversés, fascinés de la foi qui se trouve dans les étrangers (musulmans, asiatiques) qui vivent près de nous. La foi n'est pas un titre réservé à un peuple, à des inscrits au répertoire d'une Église, même pas aux pratiquants que nous sommes.
Nous devons reconnaître que nous chrétiens, et la polémique autour d'une chartre des valeurs a mise cela en évidence, avons de la difficulté à accepter la foi des autres. Leur différence. Il ne s'agit pas de taire notre identité. Il s'agit d'être respectueux de la différence des autres. Comme l'exprime le pape François, ne soyons pas des chrétiens chauves-souris. Des chrétiens qui ont peur d'admirer la lumière de la foi qui brille aussi chez les autres.
Deuxième chose à comprendre : il y a dans nos cœurs des espaces que l'on pourrait appeler Tyr, Sidon. Ce sont des espaces païens en nous où nous avons peu envie de voir Dieu pénétrer. Des sections de terre que nous refusons d'ensemencer par la Parole de Dieu parce qu'elle serait trop dérangeante. Cela se produit quand nous collusionnons à notre avantage au bénéfice des plus pauvres. Il existe une commission Charbonneau dans nos vies. Cela se produit quand nous portons des jugements qui détruisent des réputations, entraînent des relations houleuses.
Troisième chose à comprendre : Au-delà du ton dur de notre évangile, c'est un Jésus missionnaire qui appelle à être une Église, des chrétiens agissant comme Lui. Un Jésus nous appelle à dépasser les frontières de notre religion, de notre «esprit de clocher» pour accueillir toutes ces personnes venant d'ailleurs. Beaucoup de travail reste à faire. Récemment, quelqu'un plaçait à la porte d'un couple gai un message xénophobe, pas très catholique.
Que se réalise dans nos vies la prière d'ouverture de cette célébration: répands en nos cœurs, Seigneur, la ferveur de ta charité. C'est le seul chemin pour que tous les peuples t'acclament (et) qu'ils t'acclament tous ensemble (Ps). AMEN.
G.Chaput, prêtre
Psaume 66 "Que Dieu nous prenne en grâce"
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