Évangile, méditation et prière de la semaine

par Paroisse St Théodore de l'Alliance

Évangile, méditation et prière de la semaine

 

"Il y a un unique grand appel dans l’Évangile, et c’est celui à suivre Jésus sur la voie de l’amour."

 

              Le Pape François

 

« Pourquoi avez-vous peur ?

N’avez-vous pas encore la foi ? ».

 

Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut.

Nous ne sommes pas autosuffisants ; seuls, nous faisons naufrage : nous avons besoin du Seigneur, comme les anciens navigateurs, des étoiles. Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre.

Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage.

Car voici la force de Dieu : orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes.

Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais.

 Le Pape François

 

 

Le 20 06 2021       12èm dimanche du temps ordinaire - Année B

« Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

 

Marc 4,35-41

35 Ce jour-là, le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. »

36 Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.

37 Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait.

38 Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »

39 Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.

40 Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

41 Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

 

- Acclamons la Parole du Seigneur

 

Marc 4, 35-41tant que tu n'as pas crié, tu n'es pas vraiment en vie    (commentaire)

Mais la question étonne: quand est-ce qu'un événement devient une tempête ? Pourquoi des événements apparaissent-ils comme des tempêtes alors que d'autres du même ordre n'en sont pas ? Réponse : quand nous n'en comprenons pas le sens. Les tempêtes sont des tempêtes justement parce que nous n'en comprenons pas le sens. Elles deviennent alors insupportables. Absurdes. Incompréhensibles. Si on en comprenait le sens, si nous les choisissions, elles ne seraient plus des tempêtes. 

Les tempêtes sont des moments d'épreuve qui ne sont pas spécialement attirants. Il serait morbide de les désirer tant elles entrainent bouleversements et remises en question. Elles cassent le rythme de nos vies. Elles nous placent devant nos fragilités. Nos vulnérabilités intérieures aussi.

Notre premier regard sur elles est repoussant. Ces moments souffrants, déstabilisants, qu'on ne souhaite à personne, sont pourtant les plus beaux qui puissent nous arriver. La vie ne consiste pas à attendre que l'orage passe, mais à apprendre à danser sous l'orage. Un poète indien, Kabir, écrit : lève-toi et va marcher sous la pluie.

Les tempêtes cachent tout. Contiennent tout. Ouvrent sur un monde meilleur. Ce sont des moments de renaissance.   Ça réveille. Elles font mourir des choses en nous, mais ne tuent pas. Il ne faut pas nous débarrasser des tempêtes, c'est impossible, mais nous en détacher. Ce qui semble être un fardeau peut devenir une bénédiction. C'est dans les tempêtes que notre foi grandit et non quand nous surfons sur le haut de la vague                                                                          .                           
Comment affirmer cela ? En regardant Jésus. Jésus ne montre-t-il pas qu'un champ de bataille, que toute croix peut devenir un autel où
tout refleurit autrement. Dans le mot pascal, il y a le mot mort et vie. Jésus n'a pas désiré les tempêtes. Pourtant, il a passé sa vie dans une tempête permanente dont celle de vivre dans un état de pauvreté incompatible avec sa divinité. Au lieu de vivre de l'extérieur son abaissement dans le plus bas, Jésus y a pénétré jusque dans les profondeurs les plus dramatiques, dans les enfers, dit la Bible, celle de la croix. Jésus, comme nous, les a portés en pleines ténèbres (cf. François de Fénelon,  XVIIe siècle) tout en s'abandonnant avec confiance à son Père.

Dans la barque, les disciples ne voyaient que d'immenses vagues. Ils étaient inquiets pour leur vie. Que s'est-il passé ? Ils ont fait ce qui est humain, ce que nous faisons quand une tempête nous assaille, qu'elle soit temporelle ou spirituelle. Ils ont appelé à l'aide. Ils ont crié. Ce cri a fait basculer dans la foi des disciples trop accoutumés à Jésus. Leur peur les a fait crier, mais plus forte que la peur, c'est un cri de confiance en quelqu'un qu'ils ont lancé. Un cri d'abandon à quelqu'un. L'abandon est facile quand tout va bien, mais difficile quand ça va mal.

Les maîtres spirituels nous disent:  tant que tu n'as pas crié, tu n'as pas vraiment prié. Cette affirmation est très forte. Quand un pauvre crie, Dieu entend. Il le sauve de toutes ses angoisses (Ps 33, 7). Heureux celui qui ne doutera pas dans les moments d'intenses ténèbres. Celui-là ne sombrera pas, car ma main sera étendue sur sa tête,, dit Jésus. À la réponse de Jésus, nous pouvons clamer ce psaume: je bénirai le Seigneur en tout temps, de nuit comme de jour, sa louange étant sans cesse à mes lèvres (Ps 33, 1).   

Le message que les disciples nous lancent, ce matin, est double. 1) Dans la tempête s'ouvre le chemin de notre vrai moi, celui de nous en remettre avec confiance à Dieu. 2) En avançant profondément en elle plutôt que de l'affronter en surface, surgit lentement un grand calme. En effet, dit-on, après la pluie, le beau temps; et que les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Aussi, au malheur succède une paix relative, voire un véritable bonheur.

Employant le style du pape François, je nous lance cet appel  : n'oublions pas la présence de Dieu au cœur des tempêtes. Je termine par cette prière célèbre attribuée à un théologien protestant Niebuhr: donne-moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux et d'en connaître la différence.  AMEN.

  G.Chaput, prêtre

 

Si la mer se déchaine

Si La Mer Se Déchaîne

 

Si la mer se déchaîne
Si le vent souffle fort
Si la barque t'entraîne
N'aie pas peur de la mort
Si la barque t'entraîne
N'aie pas peur de la mort

 

Il n'a pas dit que tu coulerais
Il n'a pas dit que tu sombrerais
Il a dit
Allons sur l'autre bord
Allons sur l'autre bord

 

Si ton cœur est en peine,
Si ton corps est souffrant,
Crois en Jésus, il t’aime,
Il te donne sa paix.
Crois en Jésus, il t'aime
Il te donne sa paix.

 

Il n'a pas dit que tu coulerais
Il n'a pas dit que tu sombrerais
Il a dit
Allons sur l'autre bord
Allons sur l'autre bord

 

Si un jour sur ta route
Tu rencontres le mal
Ne sois pas dans le doute,
Dieu aime ses enfants
Ne sois pas dans le doute,
Dieu aime ses enfants

 

Il n'a pas dit que tu coulerais
Il n'a pas dit que tu sombrerais
Il a dit
Allons sur l'autre bord
Allons sur l'autre bord

 

Deux moyens de découvrir l'Antenne de Théologie

des Pays de l'Adour

 

L'ATPA ouvre deux de ses cours du mois de juin aux curieux !

Une Introduction à la morale chrétienne sera donnée par l'abbé Louis-Marie Rineau le samedi 5 juin au Berceau (près de Dax),  9h30-12h30 et 13h30-16h30.

Une Introduction à l'art sacré sera dispensée par M. Emmanuel Garland le samedi 12 juin à la maison diocésaine de Bayonne, 9h30-12h30 et 13h30-16h30.

Deux excellents moyens de mieux comprendre la morale chrétienne et/ou l'art sacré... et de découvrir l'ATPA !

Inscription auprès du secrétariat de l'ATPA: 05.59.58.47.40  ou apta.theologie2@gmail.com

Participation : 30€.

 

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Propositions de formation avec Foi et Culture

 

Au vu du contexte sanitaire, le service Foi et Culture a décidé

de reporter d'un an la totalité de son programme

 

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