Évangile, méditation et prière de la semaine

par Paroisse St Théodore de l'Alliance

Évangile, méditation et prière de la semaine

 

 

" CONVERTISSEZ-VOUS ET CROYEZ À L'ÉVANGILE "

 

 

 

Prière du Matin de Saint François d'Assise :

 

« Seigneur, dans le silence de ce jour naissant, je viens vous demander la paix, la sagesse et la force.

Je veux regarder aujourd'hui le monde avec des yeux remplis d'amour ; être patient, compréhensif, doux et sage ; voir vos enfants au-delà des apparences, comme vous les voyez vous-même, et ainsi, ne voir que le bien en chacun.

Fermez mes oreilles à toute calomnie, gardez ma langue de toute malveillance et que seules les pensées qui bénissent demeurent en mon esprit.

Que je sois si bienveillant et si joyeux que tous ceux qui m'approchent sentent votre puissance et votre présence.

Revêtez-moi de votre beauté, Seigneur, et qu'au long du jour je vous révèle.

Ainsi soit-il. »

 

 

Nous te saluons, Marie

Nous te saluons Ô toi notre Dame Marie,

Vierge Sainte que drape le soleil

Couronnée d'étoiles, la lune est sous tes pas

En toi nous est donnée L'aurore du Salut

 

Marie Eve nouvelle et joie de ton Seigneur

Tu as donné naissance à Jésus le Sauveur.

Par toi nous sont ouvertes les portes du jardin

Guide-nous en chemin, étoile du matin.

 

Nous te saluons Ô toi notre Dame Marie,

Vierge Sainte que drape le soleil

Couronnée d'étoiles, la lune est sous tes pas

En toi nous est donnée L'aurore du Salut

 

Tu es restée fidèle mère au pied de la croix

Soutiens notre espérance et garde notre foi

Du côté de ton Fils, tu as puisé pour nous

L’eau et le sang versés qui sauvent du péché

 

Nous te saluons Ô toi notre Dame Marie,

Vierge Sainte que drape le soleil

Couronnée d'étoiles, la lune est sous tes pas

En toi nous est donnée L'aurore du Salut

 

Quelle fut la joie d’Eve lorsque tu es montée

Plus haut que tous les Anges, plus haut les nuées

Et quelle est notre joie, douce Vierge Marie

De contempler en toi, la promesse de vie

 

Ô Vierge immaculée, préservée du péché,

En ton âme, en ton corps, tu entres dans les cieux.

Emportée dans la gloire, sainte Reine des cieux,

Tu nous accueilleras un jour auprès de Dieu

 

Nous te saluons Ô toi notre Dame Marie,

Vierge Sainte que drape le soleil

Couronnée d'étoiles, la lune est sous tes pas

En toi nous est donnée L'aurore du Salut

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Respire en moi, Saint-Esprit,
afin que je pense ce qui est saint. 

 

Agis en moi, Saint-Esprit,
afin que je fasse ce qui est saint. 

 

Attire-moi, Saint-Esprit,
afin que j’aime ce qui est saint. 

 

Affermis-moi, Saint-Esprit,
afin que je garde ce qui est saint. 

 

Garde-moi, Saint-Esprit,
afin que je ne perde jamais
ce qui est saint.

Saint Augustin

 

 

Le 22 05 2022    6ème Dimanche de Pâques — Année C    

      « Je m’en vais, et je reviens vers vous. »  

 

Jean 14,23-29

23 Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.

24 Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.

25 Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ;

26 mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.

27 Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.

28 Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.

29 Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.

   - Acclamons la Parole du Seigneur

 

Jean 14, 23-29        (commentaire)

Je voudrais raconter d’abord une petite histoire venue des Juifs d’Europe orientale. Un jour, un homme très pieux était en visite dans une famille, et arrive là un enfant, celui qui deviendrait un jour le grand Rabbi Yitzhak Méir de Guer. Alors l’homme dit à l’enfant : « Tu es un bon garçon, mon petit Yitzhak ; dis-moi, je te donne un florin si tu me dis où habite Dieu !… -Eh bien, moi, dit le garçon, je t’en donne deux si tu me dis où il n’habite pas ! » Le bon petit garçon a mis en évidence une mauvaise question : « Où habite Dieu ? » ; c’est la question lancinante de l’ennemi, dans les Psaumes, de l’adversaire qui me répète sans relâche : « où donc est-il, ton Dieu » ?

Le discours après la Cène, dont est tiré notre évangile, est pour une grande part la réponse de Jésus à une question lancinante de Pierre et des apôtres, une question assez voisine, « où vas-tu ? »   quo      vadis ?
Alors écoutons quelques réponses de Jésus : « Je pars vers le Père » « le Père et moi, nous viendrons » « Je m’en vais et je viens vers vous » « c’est le Père qui m’a envoyé » « le Père enverra l’Esprit »
Que de mouvements ! Mouvements et relations : Il était venu, il s’en va, il vient, ils viennent, il viendra, ils viendront… Presque autant de mouvement que dans la vie monastique du frère Christian qui pourtant s’apprête à faire vœu de stabilité ! Ce qui nous dit au passage que mouvement et stabilité ne sont pas incompatibles ! Tel est bien le propre de
la danse, bouger sans pourtant quitter un lieu, la salle ou la scène.
Première révélation : Dieu n’est pas statique, il n’est pas immobile dans son immuabilité… Il y a un mouvement en Dieu, entre les personnes divines, et un mouvement de Dieu qui vient vers les hommes.
Pâques, d’une certaine façon, transmet aux hommes ce mouvement divin : rappelez-vous déjà le premier matin, la course de Marie-Madeleine, de Pierre et de Jean…
Car le mouvement le plus visible, c’est effectivement celui que Pâques a créé chez les hommes, et c’est un mouvement d’une puissance extraordinaire, si l’on
songe que, vingt siècles plus tard, nous sommes encore portés par cette vague ; Des dizaines d’empires se sont écroulés, les plus grandes dynasties se sont éteintes. Mais l’Eglise court encore, portée par le dynamisme de Pâques.
Et l’église d’Antioche envoie Paul et Barnabé vers l’église de Jérusalem ; puis l’église de Jérusalem envoie Jude et Silas vers l’église d’Antioche. C’est le caractère « synodal » de l’Eglise : synode, cela veut dire chemin ensemble ; vivre l’Eglise, c’est encore cela, faire route ensemble, se bouger ensemble, comme aux premiers jours. Devenir chrétien, c’est renoncer à tout jamais à s’installer…
Mais il y a
l’autre mouvement, le mouvement invisible, le mouvement EN Dieu, que Pâques ne crée pas, mais que Pâques révèle. A Pâques, le nom même de Dieu se déploie : jusque là, nous ne connaissions du Seigneur que le nom du buisson ardent, « je suis celui qui est… ». Après Pâques, c’est « Il est, il était et il vient. » Depuis le Christ, nous savons que Dieu vient, vient au monde, vient vers nous, inlassablement.
Comment ? Ecoutons le refrain par lequel Jésus répond à toutes les questions des apôtres : « Si quelqu’un m’aime », « si vous m’aimez », « si vous m’aimiez »… et le commandement
nouveau n’est que cette invitation : « Aimez ».
Dieu n’habite pas un lieu mais le mouvement même qui va d’une personne à l’autre ; l’Amour n’habite nulle part si ce n’est cette relation qui unit deux êtres, cet élan qui les pousse l’un vers l’autre. Voilà la demeure de Dieu, c’est le mouvement incessant de l’Amour.
Alors un second récit hassidique me vient à l’esprit : un jour, Rabbi Mendel de Kotsk se trouvait à table au milieu d’autres rabbis, tous plus savants et plus renommés que lui, et il leur posa cette question : « Où habite Dieu ? ». Les savants
docteurs se moquent de lui ! Mauvaise question ! « Que nous demandez-vous là ? Le monde n’est-il pas plein de sa magnificence ? »… Après un silence réprobateur, Rabbi Mendel apporte lui-même la réponse à sa question : « Dieu habite où on le fait entrer ! ».
Ah oui ! Frères et sœurs, c’est exactement ce que nous dit Jésus : ouvrez votre cœur et Dieu entrera chez vous. Aimez et Dieu viendra en vous faire sa demeure, et son charivari. Aimez et vous allez expérimenter la tornade du Dieu vivant : le Père viendra, le Fils viendra, l’Esprit viendra.
Dès lors, il ne
s’agit pour nous que d’entrer dans la danse divine, dans ce mouvement invisible de Dieu, de ne pas figer et de ne pas anticiper non plus le mouvement : se laisser régler par le rythme d’un autre. Regardez les oiseaux : ils dansent quand ils aiment, et de même les sauterelles et les hippocampes. « Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie »… Madeleine Delbrêl en tire les conséquences : « Etre des gens joyeux qui dansent leur vie avec vous… Il n’est de monotonie et d’ennui que pour les vieilles âmes qui font tapisserie dans le bal joyeux de votre amour… Seigneur, venez nous inviter, venez nous faire danser ! ». Amen.        

frère David, abbaye d'EnCalcat    

 

 

 

 

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